Action d’information et de prévention sur la sexualité :

« Soyons fous : protégeons-nous ! »

 Réponses au questionnaire santé, distribué dans les établissements scolaires d’Aubenas et de sa région :


Le SIDA :

Depuis vingt ans, date à laquelle le syndrome de l'immunodéficience acquise a été cliniquement mis en évidence, le virus a tué plus de 20 millions de personnes. Le SIDA est aujourd'hui la première cause de mortalité des 15-59 ans dans le monde.
Environ 38 millions de personnes dans le monde vivent actuellement avec le VIH/SIDA; environ un quart d'entre elles ont entre 15 et 24 ans. La plupart des personnes infectées ne savent pas qu'elles sont porteuses du virus. On a beau ne plus en parler autant que dans les années 1990, on meurt toujours, en 2007 en France, du SIDA. C'est le sort de 1 700 personnes chaque année.
Le SIDA est donc une maladie mortelle, qui concerne tout le monde, jeunes, moins jeunes, homosexuels autant qu’hétérosexuels, pays riches comme pays pauvres.

MST/IST :

Définition et constat :

On préfère actuellement le terme "d'Infections Sexuellement Transmissibles" (IST) à celui de "maladies sexuellement transmissibles" (MST). En effet un certain nombre de ces infections ne sont pas des maladies. Vous rencontrerez donc, dans les médias, de plus en plus cette nouvelle abréviation IST à la place de MST (Maladies Sexuellement Transmissibles).
Les infections sexuellement transmissibles se définissent comme des infections pouvant se transmettre au cours des rapports sexuels. Il faut noter que certaines de ces infections ne sont pas exclusivement sexuellement transmissibles. Une
mycose vaginale, le VIH (virus du Sida), le virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C, par exemple, peuvent survenir chez une femme ou un homme qui n'ont jamais eu de rapports sexuels.
Les 3 infections qui touchent le plus couramment les 15/24 ans sont le papillomavirus (HPV), les chlamydiae et les trichonomases. L’herpès qui connaît une progression inquiétante surtout chez les jeunes arrive en 4e position. Cette maladie se contracte par simple contact, même sans pénétration. Il est important de se protéger dès les préliminaires… 2 millions de français seraient porteurs du virus. Le SIDA se place en 6e position.

Les signes cliniques qui peuvent évoquer une IST :

Dans les deux sexes : l'apparition de ganglions inguinaux, une éruption cutanée, une vésicule ou une ulcération génitale, une excroissance cutanée ou muqueuse ayant un aspect irrégulier (condylome), une arthrite, des signes anorectaux.
Chez l'homme :
un écoulement urétral, des picotements ou des brûlures en urinant, des douleurs en éjaculant, des rougeurs sur la verge, des douleurs au niveau des testicules.
Chez la femme :
des pertes blanches, des douleurs pelviennes, des douleurs lors des rapports, des démangeaisons, un picotement ou une gène vulvaire, un gonflement des lèvres, des saignements en dehors des règles.
Tous ces signes cliniques nécessitent impérativement une consultation médicale et, seul votre médecin, lors de l'examen clinique, ou en s'aidant d'examens mycobactériologiques ou sanguins, pourra vous dire si vous souffrez d'une IST, et de quelle IST vous souffrez.
Il faut noter aussi que certaines de ces IST ne touchent pas à en premier la sphère génitale, ce qui rend leur diagnostic parfois tardif.


Quelles conséquences ?

Rappelons que le sida est mortel. Aucun traitement ne peut le guérir à ce jour. C’est donc sans conteste l’IST la plus grave.
Le HPV peut donner des verrues génitales et un cancer du col de l’utérus s’il n’est pas dépisté à temps. Les chlamydiae non soignés entraînent la stérilité. Les trichonomases sont responsables d’inflammations de l’urètre et du gland chez les garçons et de vaginites chez les filles. Il faut préciser que,
dépistées à temps, ces 3 IST peuvent être très facilement soignées mais elles sont malheureusement asymptomatiques, c’est à dire invisibles…

La contraception :

La contraception est l’ensemble des méthodes employées afin d'empêcher de façon temporaire la fécondation. Cela concerne les filles, autant que les garçons !
De manière générale, les méthodes contraceptives agissent :

          En bloquant l’ovulation : c’est le cas de la pilule, de l’anneau vaginal, du timbre contraceptif.

          En empêchant la fécondation (rencontre entre spermatozoïdes et ovule) : c’est le cas des préservatifs, des spermicides, du diaphragme;
            c’est également le cas de la stérilisation.

 

          En empêchant l’implantation d’un œuf : c’est le cas du dispositif intra utérin ou stérilet.

Les moyens de contraception :

Le préservatif :

Le préservatif est un étui mince et souple, imperméable au sang ainsi qu'aux sécrétions vaginales et péniennes. Le préservatif, correctement utilisé lors des relations sexuelles, est le seul contraceptif qui protège également des infections sexuellement transmissibles (IST).
Une boîte de 12 préservatifs masculins coûte moins de 5 euros. Vous pouvez vous en procurer dans les pharmacies, les supermarchés, certains bureaux de tabac, et les distributeurs automatiques mis à disposition dans les lieux publics.
Le préservatif féminin est le pendant du préservatif masculin adapté à la morphologie de l'
organe sexuel féminin. L’anneau du côté fermé se tord et se place dans le vagin alors que l’autre bout prend place à l’extérieur et recouvre les parties génitales.
Dans tous les cas, avoir des préservatifs sur soi lors d’un rapport sexuel, c’est un réflexe automatique à avoir, pour les garçons comme pour les filles !

Contraception féminine :

Pour maîtriser leur fertilité, les femmes disposent aujourd'hui de plusieurs moyens contraceptifs : pilule, patch, anneau, stérilet... Chacune doit pouvoir trouver une contraception adaptée à sa vie, une contraception qui lui convient : anneau contraceptif, contraception chirurgicale, implant, patch, pilule contraceptive, préservatifs, masculins et féminins, stérilet.

Accident de préservatif : que faire ?

Le préservatif est tout autant un moyen de contraception qu’une protection contre les MST : s’il se déchire ou que vous le perdiez durant un rapport sexuel, le risque est donc double. Sachez d’abord que même si cela a lieu avant l’éjaculation, ce n’est pas pour autant à négliger : en effet, le liquide secrété pendant les préliminaires et la phase d’excitation contient du sperme et peut donc provoquer une grossesse ou transmettre des MST. Agissez donc exactement comme si vous aviez eu un rapport non protégé.
Pour éviter une grossesse non désirée, vous n’avez pas d’autre choix que la pilule du lendemain. Vous devez la prendre le plus rapidement possible pour optimiser son efficacité : le délai maximum est de 72 heures, mais l’idéal est de ne pas dépasser 12 heures pour être certain de son action. La prudence voudrait que vous en ayez une en stock au cas où …
Elle est disponible sans ordonnance en pharmacie et délivrée gratuitement aux mineures.
En ce qui concerne les MST, s’il y a un risque réel de contamination, vous devez vous rendre dans les 48 heures au centre de dépistage le plus proche où il vous sera proposé un traitement pour éviter l'infection. Puis vous devrez subir un test de dépistage du VIH dans les 15 jours suivant le rapport non protégé, et le renouveler absolument 3 mois plus tard, pour avoir la certitude de ne pas avoir contracté le virus du sida.
Pour ne pas se trouver face à ce problème, vous pouvez prendre un certain nombre de précautions : ne déchirez pas l'étui avec les dents, des ciseaux ou tout autre objet tranchant, ne donnez pas de coups d’ongles en le posant, assurez-vous qu’il ne reste pas d’air dans le réservoir une fois qu’il est posé, prenez une taille adaptée à celle du pénis, évitez de rester dans le vagin après la baisse de l’érection.
En cas d’accident de préservatif vous pouvez donc directement consulter un médecin, l’infirmière scolaire, ou aller à la pharmacie pour aviser sur la meilleure attitude à prendre.

L’IVG ou Interruption Volontaire de Grossesse :

Chez les jeunes femmes de moins de 18 ans, l’IVG est l’issue de plus d’une grossesse sur deux : 6 000 mineures décident ainsi chaque année d’avorter. Chez les ados, les grossesses non désirées sont le fait d’accidents de contraception, d’une contraception hasardeuse ou de pas de contraception du tout.
Les techniques employées sont l'aspiration avec anesthésie locale ou générale ou le RU 486 (méthode médicamenteuse).

En pratique :         

         ● L’IVG par aspiration se passe généralement dans la journée.

       L’IVG médicamenteuse ne nécessite que quelques heures d’hospitalisation.

       ● Pendant le mois qui suit l’IVG, prise d’une pilule contraceptive, examen médical gynécologique.

En cas de grossesse non désirée, le Planning Familial vous accueillera pour répondre à vos questions, vous conseiller et vous accompagner. Vous pouvez bien sûr toujours vous adresser à un médecin ou à votre infirmière scolaire qui saura vous informer.

Où s’informer sur Aubenas et sa région :

 

Centre d’éducation et d’éducation familiale – Planning familial
15 av. de Sierre - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 87 82 56
Mission Locale – Point Information Jeunesse
2 pl Jean Marze - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 89 20 00
A.I.D.E.S Ardèche Méridionale
2 pl Champ du Lavoir - 07200 AUBENAS
- Tel : 04 75 93 29 29
C.I.D.F.F 07 (Centre Information Droits des Femmes et des Familles)
9 bd Provence - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 93 31 70
Espace 07
2 Bd Pasteur – 07200 AUBENAS -
Tel : 04 75 93 56 28

Sources :

                                                                                   
www.sexoconseil.com

www.sida-info-service.org

www.planning-familial.org

www.ados.fr/

www.pilado.com

www.destinationsante.com


Numéros utiles :

SIDA INFO SERVICE - Tel : 0 800 840 800

HEPATITES INFO SERVICE - Tel : 0 800 845 800

FIL SANTE JEUNES - Tel : 0 800 235 236