ACTION SEXUALITÉ 2007 : Analyse des résultats

Au regard des réponses apportées par les 567 élèves interrogés dans les collèges et lycées d’Aubenas et sa région, on constate que l’information concernant l’évolution du SIDA en France n’est pas évidente. En grandissant, les jeunes sont de plus en plus conscients que le nombre de contaminations par le virus du SIDA ne baisse pas (89% des jeunes de 18 ans et plus) alors que près de la moitié des jeunes de 14 ans pense le contraire ou ne se prononce pas.
Malgré cela, les jeunes de tout âge savent en grande majorité que le virus du SIDA ne se transmet pas par la salive (
plus de 90% des plus de 15 ans l’affirment).
Parmi les plus jeunes (
14 ans), 18% croient que l’on peut guérir du SIDA, ils apprennent en grandissant que ce n’est pas le cas (95% des jeunes de 18 ans le savent).
Conscients qu’être déclaré séropositif ne se voit pas physiquement (
plus de 80% d’entre eux l’affirment), ils savent que le test de dépistage est accessible à tous, y compris aux mineurs (plus de 80% des jeunes de 14 à 18 ans l’expriment).
Concernant les IST (Infections Sexuellement Transmissibles), les avis sont partagés, et même si en grandissant les jeunes affirment à raison, qu’on peut avoir plusieurs fois la même IST, ils sont seulement la moitié à 14 ans, à le savoir. Pourtant, tout âge et sexe confondus, ils croient que l’on peut être contaminé par une IST en s’asseyant sur la cuvette des toilettes.
Cela porte à croire que les jeunes sont moins informés sur la question de la transmission des IST en général que sur celle du virus du SIDA par exemple.
Presque l’intégralité des élèves sait qu’un seul rapport sexuel peut suffire à être contaminé, ils sont donc conscients des risques de l’absence de protection.
Ils savent que la pilule ne protège pas du SIDA, ni des autres IST, même si à 14 ans ils sont encore 12 % à croire le contraire.
Plus de 95% d’entre eux savent également qu’on ne peut utiliser plusieurs fois le même préservatif.

Pourtant, répondant peut-être à une idée de surprotection, 1/3 des jeunes de 14 ans croit que deux préservatifs valent mieux qu’un, pourcentage qui descend à 7% pour les 18 ans et plus. Les garçons sont plus nombreux à le penser (26%).
Concernant la contraception, les jeunes de tout âge et sexe confondus savent qu’une fille peut tomber enceinte dès le premier rap-port sexuel (
100% pour les 18 ans et plus).
Il apparaît que les jeunes de
14 ans ne sont pas  toujours au courant de la mise à disposition pour les mineurs de moyens de con-traception (14% pensent ne pas y avoir droit).
Les filles se révèlent souvent mieux informées que les garçons.

En général, les 15-16 ans semblent les mieux informés sur ces questions et les filles légèrement plus que les garçons.

En règle générale, en vieillissant les jeunes sont plus informés et plus conscients des risques qu’ils peuvent encourir ou
faire encourir aux autres.

La dernière question le montre bien :
ils savent majoritairement que le nombre de contaminations par le VIH continue
d’augmenter en France…